Décembre 2018… Carottes amoureuses, tomates emmellées, légumes stockés et Kiwis

ATELIER DE NOVEMBRE – AMOUR DE CAROTTES

Il y avait du monde dans la parcelle de carottes le premier Week-end de Novembre ! Amapiens et membres de l’association “AID” (l’asso qui récupère les paniers oubliés par les amapiens) ont récolté 8 rangs de 50m sur 10 rangs en tout, soit environ 1T de carottes en moins de 2h !!! Pendant que certains jouaient de la bêche pour les sortir de terre, les autres  s’activaient autour des pallox pour les nettoyer et enlever les feuilles.

Un grand merci !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ATELIER DE DECEMBRE – GESTION DE NOEUDS

Début Décembre, c’est la culture de tomates qui a été démontée avec efficacité. On a même fait plus que ce qui était prévu puisqu’on a non seulement enlevé les pieds de tomates morts, mais aussi les ficelles, les bâches, les tuyaux d’irrigation, et les grillages qui ont servi à tuteurer les poivrons et aubergines! Merci à la petite équipe, et bravo pour votre patiente au moment d’enlever le casse-tête de ficelles… Ben oui, 70 ficelles de 2m sur un fil nylon de 45m, ça fait des nœuds !!! 

 

LES LEGUMES POUR CET HIVER – PAS SI MAL

Les récoltes sont plutôt pas mal finalement, malgré les craintes que j’avais suite à cette année particulièrement sèche.

Dans la serre, les petites salades d’hiver commencent à donner. Mâche, pourpier, mizuna, naménia… Il y aura aussi des radis, et avec un peu de patience, des épinards. Les premières racines d’endives ont été récoltées dans la boue (on va pas se plaindre, on a attendu l’eau pendant tellement longtemps ;-). Elles ne vont pas tarder à être mises au forçage pour des récoltes fin janvier-début février.

 

 

 

Dehors, il reste encore quelques carottes, des radis noirs, des choux rave et des choux pommés à rentrer. Ils ne craignent pas trop le gel, mais en dessous de -5, il vaut mieux assurer… Les poireaux, choux de Bruxelles, choux kale, panais, topinambours et salsifis passeront l’hiver dehors. Tout cela se porte plutôt bien à part les choux pommés qui n’ont pas réussi à rattraper le retard accumulé par les semaines de sécheresse.

Les stocks sont bien remplis, peut-être un peu moins que l’année dernière, donc je m’applique par ailleurs à assurer pour le frais. Il y a des pommes de terre, des échalottes, des oignons et des courges dans le hangar, et des carottes, des navets, des daikons, des céleris et des betteraves rouges au frais dans le conteneur frigo. Seul petite ombre au tableau : il y a déjà beaucoup de sclérotinia (champignon qui mange les légumes) dans les carottes. Je suis vigilante à garder une température assez basse et suis contente de ne pas avoir rentré toutes mes carottes d’un coup. Cela me permet d’assurer un stock pour la fin de saison si celles qui sont déjà rentrée dépérissent trop vite. A suivre…

 

LES OCCUPATIONS SUR LA FERME – DES KIWIS, DU HOUBLON, DES … VIDANGES 😉

L’aménagement de la maison occupe beaucoup de mon temps libre du week-end. Je n’en oublie cependant pas qu’il y a encore beaucoup d’améliorations à apporter à la ferme. Les petits travaux d’hiver vont pouvoir commencer. Au programme :

  • L’allée de la maison est maintenant agrémentée, à droite d’un rang de 40 petits fruitiers originaux (muriers, caseilles, myrtilliers), et à gauche d’une majestueuse rangée de kiwis. ENFIN !!! Ca fait deux ans que j’en parle !!!
  • 5 pieds blancs femelles, 5 pieds verts femelles, et deux pieds mâles. Oui parce que chez les kiwis, il y a des mâles et des femelles. Des variétés adaptées sous nos climats. Ca n’a pas été une mince affaire car les kiwis sont des lianes qui aiment grimper et qui ont un fort développement. Ca demande quelques installations. J’ai d’ailleurs suivi les conseils d’amapiens qui ont des kiwis chez eux pour choisir leur implantation. Pour l’instant, on dirait que je vais me lancer dans un atelier industriel de séchage de linge à l’air libre, mais attendez que ça pousse, ça devrait être joli !!!

 

 

 

 

 

  • J’ai suivi une formation de deux jours sur le houblon d’abord par curiosité, et ensuite parce que je me disais que peut-être je pourrai trouver un peu de place sur le terrain et diversifier mes productions. C’est vrai qu’il y a une forte demande pour le houblon bio local avec la recrudescence des bières artisanales, locales etc… mais c’est vraiment une culture compliquée. Les investissements sont pharaoniques : 20 000€/ha juste pour les plantes et les installations (photo : une houblonnière visitée dans les Flandres) ; sans compter le matériel d’arrachage, de récolte, de trie, de séchage… Bref il faut une certaine surface pour rentabiliser tout cela. En plus, les contrôles et normes pour un usage brassicole sont nombreux et contraignants… Conclusion, je suis en réflexion inactive et me dis que je planterai bien un ou deux “tipis” de houblon pour vendre “comme ça”, en tisane.

 

  • Côté mécanique, j’entreprends les révisions des outils. Vidanges, changement des filtres… tout le monde va y passer, du motoculteur  au tracteur, en passant par la débrousailleuse, la tondeuse…
  • Je vais ajouter des perchoirs à rapace contre les rongeurs qui sont bien installés dans le terrain.
  • J’ai quelques réparations sur le poulailler suite au vol des poules : la grille de la pâture a été défoncée, il faut la réparer, et je vais ajouter un système pour pouvoir fermer le poulailler à clé!
  • La taille des haies et le débroussaillage de certaines zones, envahies par les ronces va devoir se faire.
  • Il reste une zone du champs qui n’est pas clôturée et que je voudrai fermer pour pouvoir mettre les chevaux ou les poules quand il n’y a pas de légumes.

 

  • Tout cela sous l’œil attentif de kiki, qui commence à trouver les températures trop froides et qui n’est pas fâché de se blottir dans une couverture qui traine avec son air de chien modèle. Il surveille, il surveille!!! 😉