Février 2020 : les légumes, le poulailler volant, la chtibine !

Travaux de maraichage et des nouvelles des légumes

De retour de Thaïlande, déjà complètement débronzée, je ne chôme pas pour reprendre les rênes de la situation et avancer sur les projets d’hiver avant que la folie des plantations de printemps ne reprenne.

J’espère que ces 3 semaines d’absence se sont bien passées pour vous, de mon côté j’ai retrouvé une ferme impeccable et des activités faites dans les temps. Mathilde et mon père ont géré !

C’est reparti pour les petits semis délicats et primordiaux, avec les poivrons et aubergines qui poussent doucement au chaud dans la pépinière. Il y a toujours ce grand débat entre les maraichers sur “faire soi-même ses plants” ou pas. Ca coute en terreau, en chauffage, en semences… Ca prend du temps mais je ne compte pas mon temps, surtout pour cetteactivit qui me plait beaucoup ; ça demande du soin, mais ca permet d’être maitre de sa production de A à Z, et donc d’avoir des variétés originales pour des paniers plus diversifiés !  Et puis c’est tellement plus gratifiant !!!

En parlant de plants, comme l’année dernière, il y aura une vente de plants en Avril, je vous enverrai un mail pour les commandes.

 

Du côté des légumes pour les paniers à venir, RAS. Le stock de légumes de conservation est un peu moins important que l’année dernière, mais rien d’alarmant. A moi de gérer pour bien répartir ce qu’il reste jusqu’aux légumes primeurs. Il n’y a que les poireaux qui se sont fait grignotés les racines par des rongeurs. J’ai réagit à temps, mais du coup il n’en reste que pour deux distributions alors qu’il devrait en rester pour 4. C’est le jeu.

Dans le tunnel il y a aussi des petits airs de printemps (un peu trop précoce à mon gout d’ailleurs, puisqu’on n’a pas eu d’hiver encore !!) avec les premiers repiquages d’épinards, de laitues, les premiers radis, les petits pois et à venir, les navets, les pommes de terre, les betteraves et carottes primeurs.

 

 

La chti bine est arrivée !!!

Mathilde m’a de nouveau remplacée le 6 Février à l’occasion d’une formation d’une semaine à laquelle je m’étais inscrite en Picardie pour… réaliser une chti bine !!! Sisisi souvenez-vous !!! Il y 3 ans, je vous avais cassé les oreilles à propos d’un porte outil électrique automoteur solaire et auto-construit, sur lequel on pourrait adapter une sorte de couchette pour planter, récolter et désherber allongé.

 

 

J’avais participé à prototyper le premier modèle avec l’Atelier Paysan (une coopérative nationale qui accompagne les paysans dans l’auto-construction de machines et de bâtiments adaptés à leur travail). Les prototypes ont vu le jour… Ils ont été testés… améliorés… et j’ai enfin pris le temps de faire le mien !!!

Petite vidéo pour ceux que ça intéresse : https://www.youtube.com/watch?v=OV9e9XJRp8o&list=PLfID2ubUj_-XyCZAiwXLU9tThpyDAUxqT&index=10

Entre ça et le tracteur tout neuf, l’année 2020 est placée sous le signe de l’efficacité et de l’ergonomie sur la ferme.

En terme de cout, on est sur à peu prés 3500€ pour la ferraille et le système électrique avec un outil adaptable, réparable, simple et fiable, là où les outils du même type vendus dans le commerce se vendent à quelque chose comme 20 000€.

 

Humainement c’était encore une semaine super intéressante avec un groupe au top et une belle entraide, les plus calés en soudure, découpe, perçage, assemblage, lecture de plans aidant ceux qui découvraient d’avantage ces travaux. 6 machines sont sorties après 5 jours de travail acharné (horaires – 8h30 – 23h en moyenne !!!) avec encore un peu de boulot dessus (réglages, circuit électrique et panneaux solaires, couchettes à réaliser…). A moi de jouer !!! J’aimerai planter les oignons allongée alors il me reste un petit mois pour terminer, je vais faire au mieux ;-).

 

 

 

 

 

Flash info : poulailler envolé !

Les bourrasques de la nuit de Dimanche ne m’ont pas épargnée. Le poulailler mobile a été renversé sur le côté. A vrai dire, je n’ai pas paniqué (vaut mieux ça qu’un tunnel) mais ça m’a vraiment impressionné !!! Je n’aurai jamais pensé que le vent aurait la force de renverser un bâtiment comme ça! Heureusement, les poules n’ont pas encore effectué leur migration dans leurs quartiers d’été : elles étaient toutes bien au chaud dans le poulailler fixe. On a réussi à le remettre sur ses roues sans trop de mal, il y a quelques dégâts mais ça pourrait être pire. Une tôle à changer, un montant à réparer et quelques planches de bardage à remettre en place. Au boulot !!!