Reportage : Images du moment

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Sur le terrain, ça pousse et ça bouge de partout, en suivant, comme chaque années, les caprices du climat. Cette année, on a eu un mois et demi sans pluie, et là depuis 10 jours, il pleut toutes les nuits, à seaux… Y drache comme on dit chez nous. Le champs est bien drainant heureusement et la terre arrive à encaisser tout cela.

Côté serre, les tomates se développent tranquillement. Les ficelles bien posées, les tomates bien plantées, et le tour est joué pendant les ateliers d’Avril! Les premières fleurs sont déjà là, on se régale d’avance.

 

 

 

 

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Toujours dans le tunnel pour le printemps, il y a des petits pois et des haricots à rame plantés pendant la semaine plantation d’Avril qui commencent à donner. Beau boulot!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Il y a aussi des petits plants de poireaux, qui feront bientôt le grand saut en plein champs. je leur en parle tous les jours pour les préparer psychologiquement 😉 !

 

 

 

 

 

 

 

 

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La Pépinière n’est jamais aussi remplie qu’au mois de Mai. Les courges, les céleris, le maïs doux, les haricots et pois à rame prennent une place folle et se succèdent. A peine l’un est planté dans le tunnel ou en plein champs, aussitôt un autre le remplace. Je pense à racheter des tablettes pour continuer de travailler à hauteur. C’est mieux pour le dos, et aussi pour les plantes car sur les tablettes, on contrôle mieux l’arrosage et l’enracinement.

 

 

 

 

 

 

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Dehors, ça se remplit. Les courges sont enfin plantées, sur leurs belles bâches. Bâches retirées avec soin et délicatesse à l’atelier de Février ;-)! Si le ciel pouvait éviter une tempête de vent pendant un mois, le temps que les courges poussent, ce serait top! Et oui, en fin de culture on a un mal fou à les enlever ces bâches, mais en début de culture, on galère à les faire tenir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les buttes à carottes sont montées et je fais des faux semis = préparer le sol comme si on allait semer, pour faire lever les adventices puis les détruire pour épuiser le stock de semences d’adventices avant le semis de la culture souhaitée. Je « brule » les adventices à un stade très jeune et ça divise le temps de désherbage ensuite et les carottes, très sensibles à la concurrence, sont plus belles.

 

 

 

 

 

 

 

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Non loin de là, les oignons plantés en Mars font de leur mieux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ettttt les premières courgettes plantées mi-Avril ont tenu le choc des gelées printanières, bien au chaud sous leur voile. Les fruits ne devraient pas tarder ;-)!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ah oui j’oubliais, les petits poussins de cette année sont arrivés début Mai. Ils profitent déjà d’un petit extérieur ;-).

 

 

 

 

 

 

Délicieuse soupe au chou rouge d’Isabelle

Voici la recette de la délicieuse soupe au chou rouge d’Isabelle :1024px-Purple_cabbage_soup_(29790659950)

Ingrédients :
– 1 petit kilo de chou rouge émincé
– 250g d’oignons blancs émincés
– 1 pot de crème fraiche entière de 200ml
-250 à 500g de lardon fumés selon le besoin protéiné des convives…
-1 cuillère à soupe de vinaigre

Faire brunir les oignons dans du beurre, puis ajouter le chou rouge, de l’eau jusqu’au niveau supérieur du chou, vinaigre, sel et poivre. Cuisson 10 mn à la cocotte minute après le « pcshhhhhh », puis mixage long et fin pour donner un velouté. Ensuite ajouter la crème fraîche et les lardons rissolés, et laisser frémir quelques minutes pour que les lardons communiquent leur goût à l’ensemble.
A la limite, c’est encore meilleur réchauffé le soir !

Bon appétit!

Nouvelles Novembre 2017

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 » Bilan de la saison écoulée et perspectives »

Joli titre n’est ce pas ? Ca fait maintenant 1 an que le nouveau tunnel est monté, et la faune locale a pris ses marques, à l’instar de cette jolie mésange bleue qui, en ce début Novembre, se régalait d’insectes divers et de reste de fruits dans les allées de tomates en fin de vie.

 

 

 

Ce printemps 2017 a été particulièrement éprouvant pour moi. La sécheresse a engendré beaucoup plus de travail pour l’arrosage et j’étais perplexe quant au résultat mais… en fait ça en valait la peine ! La belle arrière-saison n’a pas plu à certains légumes, comme les épinards, les mâches ou les chinois, qui affectionnent plutôt le frais et la pluie. Je suis donc contente depuis quelques jours de ressortir les bottes et les vêtements de pluie  !

 

Quels légumes dans les paniers cet hiver ?

Les récoltes d’automnes ont déjà  commencé :

DSCN3263Les courges, récoltées en grand comité lors du chantier d’Octobre sont aussi nombreuses que l’année dernière, et saines. Il y en aura dans quasiment tous les paniers jusqu’en Février. Potimarrons, courges olive, courge spaghetti, Jack be little, Patidou… 28 Variétés différentes ont donné sur le terrain, alors si vous voulez savoir qui vous allez manger, n’hésitez pas à me demander lors de la distribution ou à consulter cette page.

 

 

 

– Belle récolte pour les oignons et les échalotes. Et après 5 années de culture d’ail de conservation infructueuses, j’ai arrêté de m’acharner : pas d’ail cette année.

2T de pommes de terre en tous genres (c’est bien!). Pour frites et purées : Désirée, grosse rouge ; Pour cuisson vapeur et à  l’eau : Cheyenne grosse rouge, Ditta, grosse jaune, et Anoé, petite jaune.

 

Les récoltes d’automnes à  venir :

Les betteraves rouges, belles, comme d’habitude.

DSCN3276Les céleris, très beaux mais dont la récolte s’annonce difficile. En effet, j’ai essayé de les cultiver sur une toile tissée, le désherbage étant particulièrement chronophage et influent sur le rendement. Ca a été très efficace, tellement efficace que certains céleris sont plus gros que les trous que j’avais fait ! J’avais choisi la dimension du trou en me basant sur les plus gros céleris obtenus les années précédentes… Il va falloir couper les feuilles, enlever la bâche en libérant ceux qui y sont coincés… La rançon du succès !

Les navets sont petits, mais beaux. IIs ont encore quelques semaines pour pousser avant les grosses gelées

Les carottes sont bien. C’est encore trop tôt pour juger du résultat, mais je suis optimiste.

Les choux pommés rouges, blancs, frisés sont très beaux, même trop en avance. J’en ai rentré certains plus tôt que d’habitude car ils ont commencé à éclater. Je n’ai jamais eu un beau parc de choux comme ça ! Il y a une majorité de choux rouges, à votre demande lors du sondage de 2016 !

Ils resteront sur le champs tout l’hiver :

Les choux de Bruxelles sont grands et forts. A voir ce que vont donner les pommes dans les semaines à venir.

Les panais, salsifis, topinambours sont là, ras pour l’instant de ce côté. Le challenge sera de les protéger des rongeurs cet hiver.

Les poireaux sont magnifiques! La plantation tôt, à la planteuse, l’arrosage, le buttage au tracteur… 4 changements dans mon itinéraires cultural (volontaires ou non d’ailleurs) qui leur ont vraiment profité.

Reste à s’assurer que la mouche mineuse ne leur porte pas préjudice. Il s’agit d’une petite mouche qui pond ses œufs sur les feuilles, la larve qui en sort descend jusqu’aux racines, creusant un trou qui le fait pourrir pendant l’hiver. A suivre !

Du côté du frais, ça se prépare :

DSCN3267Dehors, il y a encore des laitues, des choux chinois, de la mâche, des épinards et des chicorées qui vont aller loin si le temps reste doux.

Dans la serre, les petites gourmandises d’hiver se préparent : radis, mâche, épinards, pourpier, mizuna, naménia, roquette…

 

 

 

 

Les partenariats !

Je suis RAVIE que les partenariats avec Fred, le boulanger, Amandine et Pierre, les arboriculteurs, et David le producteur de viande continuent et se sont consolidés par des contrats. D’une part, je trouve ça super de les croiser, ça rend la distribution encore plus conviviale, d’autre part, j’en profite moi aussi pour prendre des contrats = soutenir un producteur local, bien manger… UN GRAND MERCI aux amapiens qui gèrent ces partenariats, sans eux, ce ne serait pas possible !

Du côté des animaux

DSCN3098Valentin a pris grand soin des abeilles pour les aider à démarrer l’hiver. La plupart des ruches sont fortes. Avec la belle arrière-saison, ça bouge encore un peu.

Mes deux lots de poules vont bien. Les vieilles ont franchement ralenti la ponte (moins de 30 œufs/jour pour 100 poules!), les jeunes viennent de démarrer. Lorsque les secondes dépasseront les premières. Je vous proposerai comme chaque année de les acheter, soit vivantes pour votre jardin (elles vont recommencer à pondre d’ici 2 mois), soit prêtes à cuire.

 

 

Des projets pour cet hiver ?

Lorsque les récoltes seront terminées, les projets ne manquent pas. En plus des habituels révisions et remisages d’outils, la maison avance, on pense réussir à tenir notre objectif d’installation entre Février et Avril. ON A HATE !

Pour la ferme, j’ai 36 idées différentes qui devront se hiérarchiser comme ça :

– Installation d’un quinzaine de pieds de Kiwi pour allier l’utile à l’agréable dans l’allée de la maison.

– Mise en place d’un clôture de 200m dans le champs du bout pour pouvoir y mettre les poules et les chevaux à brouter en sécurité.

– Remise en ordre et étoffement du parc de groseilliers et framboisiers, maintenant que les gros travaux liés aux investissements sont passés. J’aimerai aussi travailler sur les fraisiers, mais pas sûr que j’aurai le temps.

– …

Ballade Botanique : les plantes comestibles sauvages sur le terrain

DSC03015Par un Joli Dimanche D’Octobre, nous étions une quinzaine à arpenter le terrain en compagnie d’un écologue pour dénicher les plantes sauvages susceptibles d’atterrir dans nos assiettes. Il n’a fallut que quelques mètres derrière le hangar pour démarrer les découvertes… Voici un petit compte rendu (Merci à Régine pour les notes et les photos!).

 

 

 

TROIS CONSEILS TRES IMPORTANTS :

– On ne ramasse les plantes sauvages que dans des endroits protégés. Attention par exemple aux bords de routes et autres endroits potentiellement pollués !

-On ne mange que les plantes sauvages que l’on est surs à 100% de reconnaître car certaines cousines très proches sont toxiques, voire mortelles !

– Dans les plantes sauvages, certaines molécules sont parfois ultra concentrées. A faibles doses, elles peuvent être bénéfiques, mais à fortes doses, ou de manière prolongée, leur consommation peut s’avérer mauvaise. A consommer avec modération, voire sous les conseils d’une personne avertie (médecin, pharmacien, herboriste…).

 

DSC03020Le plantain – Plantago major

Jeunes pousses comestibles en salade, seules, ou pour accompagner une autre verdure. Le plantain est aussi efficace contre les piqures d’insecte : froisser la feuille et l’appliquer directement.

 

 

 

 

DSCN3262Les pissenlits – Taxaracum sp.

Toute la plante est comestible :

– Les fleurs peuvent se consommer en gelée (« cramaillotte« ), on peut aussi en faire du sirop en les faisant infuser dans de l’eau sucrée.

– Les jeunes feuilles sont excellentes en salade.

– Les racines peuvent remplacer notre café. Une fois cuite au four et broyée, elle donne une poudre que l’on peut utiliser comme la chicorée.

 

DSC03010Le gléchome lierre terrestre – Glechoma hederacea

Le gléchome est notre thé local. Infusée, elle a un gout citronné et mentholé. Elle peut aussi être utilisée comme condiment.

 

 

 

 

 

DSC03011L’égopode – Aegopodium sp.

Avec son goût de céleri, ses jeunes feuilles sont très bonne en salade, soupe, tarte ou quiche, seules ou avec d’autres légumes.

Ses vertus médicinales sont assez reconnues, notamment contre les problèmes de circulation.

 

 

 

 

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La carotte sauvage- Daucus carotta

En fin de saison, la fleur forme une sphère qui retient des graines très aromatiques. On peut les faire sécher et les utiliser comme condiment.

 

 

 

 

DSC03018Le Pas- d’âne – Tussilago farfara

Les fleurs apparaissent au printemps et sont tout aussi comestibles que les feuilles. Les très jeunes feuilles peuvent se manger crues, mais c’est plutôt de manière cuite qu’on le consomme. Certains lui trouve un léger goût vanillé. Il est connu pour ses propriétés contre les problèmes respiratoires.

 

 

 

 

DSCN3273Le Galinsoga – Galinsoga sp.

Le galinsoga est la bête noire des maraichers car cette plante annuelle se développe et se multiplie très rapidement.

Elle a un léger goût d’artichaut et se consomme souvent dans une omelette.

 

 

 

 

DSCN3272L’ortie – Urtica sp.

Les orties sont riches en fer, silice, et divers autres minéraux et vitamines. Le soupe d’ortie est délicieuse, mais on peut aussi simplement les blanchir à l’eau pour conserver ses vitamines, ou la faire sécher et la réduire en poudre pour l’utiliser comme condiment.

 

 

 

 

DSC03025La consoude – Symphytum sp.

La consoude est connue pour ses propriétés de modérateur du foie et pour ses utilisations externes en cataplasme avec du miel contre les ecchymoses, entorses, douleurs articulaires. Les feuilles peuvent se consommer en infusion, mais sont délicieuse en beignets (avec une pate à beignets classique).

De quoi l’AMAP est-elle le nom ?

des+oeufs+enerves-300x224Avant la création de l’AMAP, il y a quelques années, nous étions quelques-uns à dire et à écrire par mail que l’AMAP sera (et serait) un sanctuaire écologique, une oasis économique (au niveau des règles)  et un corridor sanitaire (épargné des épidémies et molécules de synthèses) dans une société où la mal bouffe et les pesticides ont littéralement pris le pouvoir.

Hélas les choses se confirment de plus en plus, l’actuelle crise des œufs contaminés succède violemment à la crise de la vache folle, à la grippe aviaire, aux lasagnes au cheval etc…

Une fois de plus, de nombreuses personnes se retrouvent avec leur famille en insécurité alimentaire (ce qui est le comble dans une société de la surabondance), même la filière bio n’est pas épargnée tant elle est parfois noyée dans le circuit d’approvisionnement de la grande distribution. (D’où l’intérêt de privilégier des entités comme Biovalys).

Ceux qui subissent cette tension sont  les mêmes qui achetaient des courgettes à 5 euros/kg il y a quelques mois suite à la pénurie de ces légumes verts produit majoritairement hors saison et en Andalousie (comme 60% des légumes consommés en France).

Ces quelques mots pour vous nous dire à quel point nous, amapiens,  avons un  ilot de résistance qui avec le temps va devenir de plus en plus précieux, de plus en plus regardé.

Le principe des AMAP fait que les prix,  malgré la crise, ne double pas, le principe des AMAP fait  que pour sa qualité de vie, Agnès a décidé très sagement de ne pas augmenter sa production.

Nous sommes donc des privilégiés, et nous avons chacun contribué à créer cette éco système à la fois simple et  luxueux, à la fois saint et durable.

Alors pour conclure de quoi l’AMAP est-elle le nom ? L’AMAP est un système puissant de résilience pour surmonter, à notre petit niveau, les crises écologiques, sanitaires et économiques, des crises liées à la société moderne.

HEK EL KOSTITI